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"La liberté est assez semblable au secret en cela qu'elle disparaît dès lors que l'on essai d'y poser des mots. C'est un murmure, un souffle, un rêve, rien de plus. N'essai pas de la réduire à une simple définition.  C'est par nos actes que nous lui donnons un sens, et c'est par nos actes que nous nous devons de la protéger."


Hanko Naëly est né à Hurlevent en l'an 1 , tout jeune lorsque la citée tomba aux mains des orcs, il finit enrolé sur l'Argentalis, un navire indépendant. De là, il sillonera les mers quelques années, grandissant sur ce même navire dont il deviendra bientôt le second, il rejoindra finalement  la confrérie des Marchombres à l'âge de 16 ans, il accédera au terme de sa formation quelques années plus tard au rang de Marchombre.

Aujourd'hui Hanko Naëly vit au rythme de sa liberté, bien que toujours et naturellement enclin à aider, il n'agit néanmoins qu'au fil de ses envies, et ne prend que très rarement part aux conflits entre Horde et Alliance. Cherchant toujours à progresser sur la voix des Marchombres, il se bats aujourd'hui aux côtés de la cartomancienne Sérune O'Brien , lui prétant main forte dans sa quête de l'Arcaneus.

DescriptionModifier

PsychologieModifier

​Hanko, le jeune hommeModifier

Hanko a toujours été du genre à apprendre, découvrire, comprendre, et explorer. Néanmoins, depuis toujours il gardait un esprit critique, et bien que très ouvert d'esprit, il ne lâchait que très rarement l'affaire pour prouver qu'il avait raison. Un esprit naturellement contradictoire, il se plaisait à prendre la défense de celui qui était le plus en difficulté, quitte à défendre un point de vue qui n'était pas le sien. Toujours prêt à se lancer dans un conflit pour le résoudre, même si il n'était pas concerné, très rapidement il développa un caractère de tête brûlée.

De ce jeune homme avide du monde ressortait également une très grande confiance en lui. Il connaissait ses capacités, ses atouts, et n'hésitait jamais à s'en servir. Ne rennonçant devant aucuns dangers, il était toujours prêt à en découdre. Néanmoins on retrouvait là une certaine arrogance, il se plaisait à se montrer sous son plus beau jour. Ainsi il n'était pas rare de le voir plaisanter en plein combat, enchaînant pirouettes inutiles et feintes agiles simplement pour le plaisir de voir son adversaire perdre pied et tomber au sol sans même avoir été touché.  
Hanko-jeune

Hanko dans sa jeunesse sur l'Argentis

Mais au-delà de ça, Hanko restait quelqu'un de très agréable quand on apprenait à le connaître. Bien que très interiorisé, rares furent ceux à qui il se confia sincèrement. Arborant un fin sourir, sous ce masque de jeune homme arrogant se cacher quelqu'un de normal, avec ses peurs, ses désirs, et ses doutes. Seulement, jamais on ne le voyait parler sérieusement, surtout quand la discussion portait sur lui, en quel cas il la détournait toujours habilement, n'aimant pas parler de lui. Cela ne changerait rien en revanche à son altruisme, il n'aimait pas être aidé, mais aider toujours volontier les gens qui lui étaient chères.

Pour ce qui est des relations humaines, elles n'étaient bien souvent que superficiel, ainsi il ne s'attacha sincèrement à des gens que très rarement. Préférant entretenir des relations bonnes, mais distantes. D'autant plus que de part le milieu dans lequel il grandissait, il appris très rapidement à mentir et dissimuler ses pensées, mais également à sonder les autres, essayer de les cerner, de les comprendre et à partir de là d'en déduire leurs pensées et leurs actes.

Enfin Hanko était toujours très propre. Et malgrès son statut de "pirate", il n'en restait pas moins très soigné, que ce soit sur sa propreté, sa tenue ou ses cheveux. Profitant au maximum de l'élégance que lui donnait sa jeunesse, aussi bien pour séduire les femmes que pour imposer le respect. Il se plaisait à plaire, et avait tendance à poser un premier jugement très promptement sur l'apparence des gens.


Hanko, le MarchombreModifier

​"Qu'êtes-vous réellement  ?"

​"Il y a deux réponses à cette question comme à toute les questions. Celle du poète et celle du savant. Laquelle veux-tu en premier ?"

​"Celle du savant."

​"Un Marchombre."

​"Et celle du poète."

​"Un Marchombre."


​Hanko changea très lentement lorsqu'il commenca à arppenter la voix des Marchombres. D'abord sceptique et sur ses gardes lorsque son maître l'y invita. Très rapidement il développa se sens aigu de la confiance qui lie un maître et son élève. Mais paradoxalement, au fur et à mesure qu'il en apprennait plus sur le monde qui l'entourait, il devenait plus interiorisé encore, perdant son insouciance de jeunesse au profit d'une matûrité précoce et très développé. Il devint ainsi beaucoup plus réfléchis et beaucoup moins impulsif. N'évitant néanmoins toujours pas les conflits, il ne s'y engagait plus tête baissée, et prenait toujours le temps de réfléchir, de se poser. Il développa également un profond goût pour l'écriture et la lecture, moyen par lesquels il ne cessera pas d'alimenter sa soif de connaissance. Hanko devint également plus sensible alors qu'il redécouvrait le monde, se surprenant parfois à s'émerveiller devant de petites choses, lui qui n'avait jusqu'à présent d'yeux que pour la voûte céleste.

Néanmoins, il n'acquit pas tant de nouveaux traits de caractères, mais réveilla surtout certaines parties de sa personnalité dont il ignorait tout. Son amour pour la liberté s'accrue, son altruisme également. Sa perspicacité et sa prudence vis à vis de l'autre alla également croisante. Son ouverture d'esprit quand à elle mis plus de temps à s'acroître car en parallèle naquit en lui une force d'esprit et une volonté de fer, à tel point que le faire plier par l'intimidation devint dès lors impossible. De même, il apprit à contrôler ses émiotions à la perfection, ne laissant quand il le désire, plus rien transparaître. Au bout de quelques années à arpenter cette voix, il se durçit également quand à la mort. Ne la craignant absolument plus, il n'avait plus non plus de remords à la prendre. Ainsi il devint capable de tuer sans faillir. Mais il apprit également à respecter la valeur de la vie. Ainsi aujourd'hui encore, Hanko ne tue que lorsqu'il le pense nescessaire, et il respecte la mort que ce soit celle d'un allié ou d'un ennemis.

En revanche, certaines choses ne changèrent pas. Son arrogance, bien que très atténuée demeure encore à ce jour. Son soin de l'élégance également, et bien entendu cette tâche d'insousciance, de confiance en soi est encore présente, et au fond de lui sommeil encore l'âme du jeune pirate qu'il fut dans sa jeunesse. Néanmoins il sait désormais faire la part des choses. Et selon la situation, il est parfaitement capable de mettre de côté caprice et ressentis si il le pense nescessaire.

Cette capacité de laisse libre cours à son esprit d'homme, ou à sa raison a créée une véritable dualité chez Hanko. Il ne sera pas étonnant de le voir changer complètement avant le début d'un combat, où il peut être joueur, souriant, amicale, et bon compagnon, et le moment où il décidera que quelque chose d'important est en jeu dans le combat. A ce moment là c'est un Hanko plus froid , plus déterminé et rationnel, prêt à tuer et à faire des sacrifices qui se dressera devant vous.

Hanko est devenu un Marchombre à part entière, les pieds dans le présent, le regard tourné vers l'avenir, il n'a de cesse de vouloir se dépasser, progresser, découvrir et devenir meilleur, aspirant comme tout les siens à la liberté.

Hanko, l'éternel apprenti Modifier

"Celui qui pense tout savoir n'apprend plus, celui qui pense que tout savoir est possible n'a jamais rien apprit."

Après s'être éloigné de la Confrérie, Hanko ne changea que peu, à vrai dire il passa énormément de temps à développer sa curiosité, et plus que jamais il se mit à lire. Lors de son exil en Pandarie, il devint très vite fasciner par leurs cultures, et apprit ainsi le Mogu et le Pandaren. Mais plus qu'une passion pour leurs culture, c'est la vie calme et paisible qui parvint à le complaire quelques temps. Mais bien qu'il en profitait et en tirer chaque instant pour apprendre, vint un jour ou l'appel devint trop fort. Le Marchombre s'éveilla à nouveau, plus brûlant que jamais. Et ça flamme fut attisée par ce qui est encore à ce jour l'une des plus grandes rencontres qu'il ne fit jamais, Sérune O'Brien. Après ces années d'isolements en Pandarie, il était devenu plus solitaire que jamais, et n'avait plus réellement vécu de relations. Il mit du temps à s'en rendre compte, mais plus il passa du temps avec elle, et plus il se rendit compte à quel point il était devenu froid et solitaire. La mort d'Akim ne l'affectait plus, mais il était indéniable qu'elle avait endormit quelque chose en lui. La vision du monde, et la bonté de la demi-elfe commencèrent à le changer sans même qu'il ne s'en rende compte, sa combativité et son côté sauvage ne faisait qu'attirer l'esprit d'Hanko et le jeune Marchombre finit par tomber sous son charme. Au cours des nombreux voyages qu'il fit à ses côtés, il se rendit compte qu'il n'était pas aussi fort qu'il le croyait, il se rendit compte que le monde était bien plus vaste que ce qu'il n'avait jamais vu, et un beau matin, le Marchombre dormant en lui était complètement revenu d'entre les morts. Hanko était décidé à finir son apprentissage. Ainsi il commença à réapprendre à travailler en groupe, à se confier, à parler avec d'autres, et encore aujourd'hui il travail la dessus, lui le loup solitaire qui se retrouve à devoir veiller sur des groupes entiers d'aventuriers. Mais la cartomancienne changea également sa vision des choses à propos du monde qui l'entourait. Hanko qui a toujours eu une piètre opinion de la race humaine à laquelle il appartient voit lentement un espoir naître quand à l'avenir de ce monde. Les hybrides, et plus particulièrement les demi-elfes.

AlignementModifier

"L'univers entier balance entre deux forces et ne croyez surtout pas qu'il s'agisse du bien et du mal. Ces notions sont typiquement humaines et dépendent entièrement du point de vue de l'observateur. Non, je parle des forces fondamentales, l'Ordre et le Chaos. L'univers est né du Chaos; la nature, les êtres vivants, sont les moyens qu'il utilise pour tendre vers l'Ordre." 

Hanko se tient à l'écart des conflits Azerothiens que sont les rivalités entre Horde et Alliance. Comme beaucoup de Marchombre, il ne prête que peu d'attention aux notions de Bien et de Mal, notions auxquelles il préfère l'Ordre et le Chaos. Ainsi il agit selon son propre jugement, et uniquement le sien, ne se laissant en aucuns cas influencer. Chérissant et protégeant la liberté, il aidera avant tout ceux qu'il désire protéger, et n'hésitera jamais à faire des sacrifices si il le pense nescessaire, quitte à endosser le rôle du tyran puisqu'il n'accorde aucunes importances, malgrès son arrogance, à la gloire et au respect. Parfaitement capable d'agir dans l'ombre sans jamais reçevoir aucuns mérites. Hanko n'aspire qu'à apporter Ordre et Harmonie en ce bas monde.

PhysiqueModifier

"Je l'ai vu ce battre sérieusement une fois-... ce n'était pas un combat-.. c'était une danse. Une danse aussi belle que mortelle."

Hanko est un très bel homme, il prend soin de son corps, et ceux qui auront l'occasion de le voir torse nue remarqueront un corps clairement taillé pour le combat, sans être pour autant très imposant.  Des muscles simples, mais dévellopés. Le tout accompagné d'une pillositée très réduite qui pourrait rappeler à certains un corps d'elfe. De plus, il ne porte qu'une seule cicatrice au niveau de son rein gauche, souvenir d'une lame vraissemblablement. Pour ce qui est du visage, ce dernier est encadré de très beaux cheveux bruns, soignés, mais à l'aspect     
Hanko-face2

Hanko une fois adulte

volontairement décoiffés. Une barbre parcoure le bas de son visage, généralement légère et bien taillée, il n'est néanmoins que très rarement   totalement imberbe. Un visage fin, aux formes agréables, mais le plus étonnant reste son regard. Des yeux d'un bleu très fin, ces derniers tendent presque vers une couleure argentée, chose très rare encore une fois chez les hommes. Malgrès le fait qu'il ne soit pas une montagne  de muscle, l'accord parfait de son corps lui donne une beauté des plus rares chez les humains, et plus d'un le confondront avec un demi-elfe. Néanmoins, ce qui rend Hanko si unique physiquement n'est pas son physique pur, mais bien l'aura et la démarche qu'il dégage. Ceux qui ont déjà cotoyés des Marchombres ne tarderont pas à comprendre qui est vraiment Hanko, une grâce et une agilité féline. Il semble aussi à l'aise sur terre que l'est un oiseau dans le ciel. Cela pourrait presque paraître iréelle tant le voir courir, sauter, grimper ou se battre semble défier l'entendement.

HistoireModifier

​Naissance et enfanceModifier

Hanko naquit en l'an 1, soit quatres ans avant la chute d'Hurlevent. Une famille modeste, son père était un artisant qui travaillait dans l'une des nombreuses échoppes d'Hurlevent, sa mère quand à elle était tavernière. A deux ils parvenaient à subsister plus que correctement, et en virent même un à offrir une soeur à Hanko. Liss Naëly. Il n'y a pas grand chose à raconter quand à cette période. Hanko n'en a que très peu de souvenir. A l'époque ce n'était qu'un tout petite enfant, il ne comprenait encore rien du monde qui l'entourait. Mais quand vint son quatrième anniversaire. Alors que sa soeur venait de voir le monde, ce petit ilôt dans lequel il vivait paisiblement s'effondra. Depuis l'arrivée des orcs sur ces terres, la guerre n'avait pas cessée. Bien au contraire, elle s'approchait et gagna bientôt Hurlevent. Mais les hommes n'étaient pas prêts,
Lothar Chronique 2

Lothar fuyant vers Lordaeron avec les derniers survivants

toute résistance fut balayée par les Orcs, et le roi Llane Wrynn 1er fut tué. Néanmoins, Hanko étant bien trop jeune, il eu la chance de ne garder que de très vagues souvenirs de ce massacre qui prit place dans la ville. Les survivants fuyèrent au port, là le seigneur Lothar évacuait les rescapés, prenant la mer pour le Lordaeron. Néanmoins dans le chaos d'Hurlevent l'enfant perdit bientôt ses parents et sa soeur, se retrouvant seul au milieu de la foule. Les soldats fuyants l'ignorés, aucuns civils ne le prit, trop occupés à sauver leurs propres vies. L'enfant fondit en larme, effrayé par tout ce qu'il se passait sans même qu'il ne comprenne de quoi il s'agissait. Et aussi étonnant que cela puisse paraître, ce fut la personne la moins suceptible de le récupérer qui vint finalement prendre l'enfant dans sa course vers le port, l'embarquant avec lui. L'homme en question s'avéra être Silicius, capitaine d'un petit groupe de pirates indépendants. Il emporta l'enfant jusqu'au port ou il rejoignit son équipage, prenant la fuite. Ce pirate que l'Alliance aurait executée sans problèmes venait de sauver un enfant qu'aucun gardes n'avaient eu la descence de prendre avec lui. Grâce à ça, Hanko eut la vie sauve, mais cette dernière changea radicalement. N'ayant presque aucuns souvenirs de son ancienne vie à Hurlevent, Silicius éleva l'enfant comme son propre fils, une éducation qui lui mena la vie rude. Baigné dans un monde d'aventures de batailles et de pillages, il apprit très vite, étonamment vite à se servir d'une arme, à grimper et se déplacer en mer, à se réperer via le ciel. Et il oublia bien vite, et sans regrets Hurlevent au fur et à mesure qu'il grandissait.


Adolescence et vie de pirateModifier

​"Tu penses encore à ta ville natale ?"                                                                                                                                                                 

"Je crois-.... qu'elle me manque-..."                                                                                                                                                                          

"Lève la tête Hanko, lève la tête et contemple les étoiles. Ce sont les mêmes où que tu sois, ici sur ce navire, comme là-bas à la capitale. C'est un peu notre bout de chez nous, à nous qui n'avons aucunes attaches."

Hanko grandit sur les mers, devenant un excellent marin guidé par celui qu'il considérait comme son mentor et son père, le Capitaine Silicius dont il devint très jeune le second. Il ne voyait que rarement la terre, et n'y mettait que plus rarement encore les pieds. Sa maison était l'Argentis, et sa famille l'équipage, bien que certains jalousaient l'affection que lui portait le Capitaine. Jalousie qui poussa Hanko dans plusieurs confrontations des plus dures, lui apprenant de façon amère la méfiance, la prudence et la manipulation. Cette vite à l'écart des guerres qui ravagaients Azeroth ne lui permirent pas de cultiver sa rancoeur vis à vis du vague souvenir qu'il avait des orques. Et bien qu'il se rensegnait à chaque fois qu'il le pouvait sur ce qu'il se passait dans les terres de l'Est, l'envie d'y retourner était pour le moment très moindre chez le jeune
Silicius

Le Capitaine Silicius, père adoptif et mentor d'Hanko

enfant. Et même plus tard, lorsqu'il y retournera, il ne sera que peu affecté par les conflits entre Horde et Alliance, considérant qu'il a toujours vécu en mer. Mais l'influence n'allait pas que dans un sens, et en élevant l'enfant, Silicius devint plus mûres également, plaçant beaucoup d'espoir dans celui qu'il considérait également comme son fils. Bataille, pillage, chasse aux trésors et pêches furent le quotidient d'Hanko pendant une dizaines d'années. L'enfant devenait lentement un homme, et sa personnalité commença à se constuire. Mais plus il grandissait, et plus ses pensées se tournaient vers Hurlevent. Etrangement, il avait complètement oublié jusqu'au visage de ses parents. Mais il voyait une enfant en rêve, de plus en plus souvent. Il ne connaissait pas son visage, mais au fond de lui, il le savait déjà. Liss Naëly était encore vivante. Mais cette pensée n'eut pas l'effet attendu, bien loin de lui donner envie de la retrouver, cette simple idée l'effraya. Depuis qu'il vivait en mer, depuis ce qui lui semblait être toute sa vie, jamais il n'avait ressentit une telle appréhension. Un mauvais pressentiment qui transforma peu à peu ses rêves en cauchemards, et il oublia bien vite sa soeur et poursuivit sa vie de pirate aux côtés de Silicius. 

Un jour, lors d'un abordage classique, le Capitaine se retrouva en grande difficulté, acculé au sol désarmé, et incapable de se défendre tandis que les assaillants s'appretaient à frapper. Hanko, trop loin ne pouvait que le contempler, bondissant sous l'effet de la rage quand pour la première fois il découvrit l'arcane. Il en avait entendu parlé, de par les récits des marins, mais jamais de son vivant il n'en avait admiré-... jusqu'à ce jour. Parfaitement calme, Silicius fit glisser un parchemin de sa manche, ce dernier glissa jusqu'au sol, une vive lumière en émana, et tandis que le parchemin s'enflammer, un étrange symbole de feu semblait désormais gravé à même le bois du pont. Tout ce passa si vite, l'épée s'approcha de Silicius, sur le point de se faire décapiter quand la rune s'illumina encore plus vivement, un craquement de bois, et un souffle de feu jaillissait du sol venant calciner entièrement le corps de son adversaire, tout en lui arrachant un dernier cri de douleur.

La runomancie. Hanko, questionnant Silicius le soir même dans sa cabine apprit donc la vérité. Le Capitaine était un runomancien. Et c'était là la première fois qu'il voyait un mage à l'oeuvre. Il passa la semaine entière à harceler son père adoptif pour qu'il la lui apprenne. Et il finit par céder. Après la lame, Hanko apprit la plume, et après la plume il commença à apprendre l'art de l'arcane et de la runomancie.


​Akim Na'WinModifier

​"Le plus beau est à venir. Le plus beau est avenir." - Akim Na'Win à Hanko

Hanko se révela naturellement très doué pour l'arcane malgrès son jeune âge, et au fil des années, il ne cessa de progresser. Mais la vie sur la mer commencait à le laisser. Non pas qu'elle soit ennuyeuse, loin de là, mais il entendait toujours milles et un récits sur les terres qui parcouraient Azeroth. Sa soif de les fouler de son pied ne faisait que s'accroître, et il aspirait de plus en plus à quitter cette vie de pirate. Et l'occasion lui sourit lorsqu'il atteint ses 15 ans. A leur dernière escale, ils avaient récuperés un voyageur qui allez occuper le bateau, moyennant de l'argent, pour être ensuite déposé en Pandarie. La première chose qui interpella Hanko fut la tenue du voyageur. Encapuchonné, une tenue sombre, des lames dissimulées. La seconde chose fut la démarche de l'homme. Il semblait "faux". Un pas lourd, une absence totale de
XuZhang concept art1.14s

Akim Na'Win, mentor d'Hanko et maître Marchombre

discrétion. Mais cela avait quelque chose d'anormal. L'aura qui s'en dégagait n'était pas celle d'un homme aussi indiscret. Il avait quelque chose de sauvage. Lorsqu'il enleva sa capuche. Hanko put contempler un visage dur et ferme, des yeux brillants, perçants d'un jaune pâle. Et une peau noire. Un homme du Sud, pas réputé pour leurs finesses, c'est vrai. Et pourtant, l'aura que dégagait ce nouveau venu avait quelque chose de surnaturelle. Quelque chose qui intrigua Hanko au plus haut point. Il n'attendit pas et aborda l'inconnu dès la nuit tombée. Ce dernier se tenait immobile sur la poulaine, les yeux rivés sur l'horizon, lieu où se rencontrait la voûte célèste et l'océan. En silence, Hanko était venu se placer à côté de lui. Après un long moment de silence, c'est l'homme qui engagea la conversation. Sans qu'il ne s'en rendre réellement compte, Hanko se retrouva à parler de lui, de sa vie, de ses rêves, et de son envie croissante de parcourire le monde. L'homme finit également par se présenter. Akim Na'Win, mais il évita toujours une question. 

"Qu'êtes-vous ?"

Et plus il se refusait à y répondre, le plus souvent par des moyens toujours plus détournés. Et plus l'envie qu'avait Hanko d'en savoir plus le brûlait. Pendant les quelques jours qui constituèrent le voyage jusqu'en Pandarie, ils continuèrent à parler. Hanko parvient à récupérer quelques brides d'informations dans de rares moments. L'Homme était assez âgé, il voyagait pour une affaire de travail. Le jeune pirate quand à lui ne parvenait toujours pas à élucider le mystère que dégagait Akim. C'est le soir de la veille de leur arrivée qu'Hanko commenca à comprendre. Alors qu'il reposait cette même question, l'homme, comme toujours posté sur la poulaine esquissa un très léger sourire dans la nuit.

"Libre."

Un mot banal en soit, rien de plus qu'un mot. Et pourtant. Ce mot éveilla en Hanko quelque chose qu'il ne soupçonnait pas jusque là. Son corps entier frissonna à cette écoute. Cette chose qui sommeillait en lui depuis quelques années déjà. Qu'il n'arrivait pas à cerner. Il ne savait toujours pas de quoi il s'agissait, mais il était certain d'une chose. Elle avait répondu à cet appel. Comme un écho. En parfaite harmonie. Ce jour là pour la première fois, le Marchombre qui sommeillait en Hanko s'était réveillé. Après ça, Hanko passa toute la nuit à réfléchir. Il hésitait, se questionnait. Mais au fond il savait très bien ce qu'il voulait. Suivre Akim. La seule chose qui le retenait encore était son père, ou du moins, son père adoptif. Il rentra finalement sans sa cabine, sans grandes surprises, le Capitaine ne dormait pas encore, à son bureau, la tête penchée sur ses cartes, il ne redressa pas la tête, n'avisa pas un seul instant Hanko. Il n'était pas dupe et avait bien observé son fils pendant ces derniers jours. Il parla calmement, sur un ton appuyant l'évidence de ses propos.

"Je n'ai plus rien à t'apprendre. Akim peut te montrer le monde qu'il y a au-delà de cette vielle coque et de ces planches de bois en ruines. Pourquoi hésites-tu ?"

"Je-.... ne sais pas. Vous très certainement."

"Hanko, quand je t'ai récupéré sur ce port, je ne voyais qu'un gamin appeuré, pleurnichard et perdu. Je t'ai pris sous mon aile, je t'ai élevé. Et aujourd'hui se tient en face de moi ma plus grande fierté. Un homme fort, droit, bon. Tu es bien meilleur que moi déjà, et de loin, je suis un pirate, je n'ai pas de foi, pas de loi et pas d'honneur. Mais je peux encore faire une chose de bien. Te libérer. Cela fait quinze ans que j'attends ce moment avec joie et sérenité. Aujourd'hui l'élève dépasse le maître. Alors va mon grand. Déploie tes ailes et quitte ce navire. Le monde t'attends."

Hanko prit une dernière fois son père dans ses bras, souriant et quitta la cabine. Dans la pénombre du gaillard arrière se tenait Akim, les bras croisés, appuyé contre le mur. Il esquissa un léger sourire lorsqu'Hanko sortit sans même le voir. Le lendemain l'homme accostait sur les côtes de Pandarie, accompagné d'un jeune pirate, ils se mirent en marche pour un long voyage. Dans la cabine, le capitaine restait assis sur son siège. Un visage calme mélant fierté et tristesse. En silence, priant pour son fils, il lui souhaitait adieu.


La confrérie des MarchombresModifier

"Hanko, la voie des marchombres ne t'apportera ni richesse ni consécration, elle t'offrira en revanche un trésor que les hommes ont oublié: ta liberté. Si tu le désires, je peux accompagner tes premiers pas."

"Que voulez-vous en échange ?"

"Trois années. Je te demande trois années de ta vie pendant lesquelles tu me devras respect et obéissance, mais prend garde, ce n'est pas une voix aisée à arpenter, ton enseignement se déroulera parfois dans la douleur, souvent dans le doute, toujours dans la difficulté." 

​"J'accepte."

Ils commencèrent par la Pandarie, pendant plusieurs mois durants. Hanko aimait énormement cette région. Elle était bien entendue magnifique, mais c'est surtout l'une des premières terres qu'il avait l'occasion de découvrir depuis un autre endroit que le port et la taverne du port. Des contrées sauvages mais ravissantes. Une culture des plus étranges. Mais son entraînement était rude. Que ce soit physiquement, moralement ou intellectuellement. Hanko ne cessait de devoir se surpasser, dépasser les obstacles que lui imposait son maître. Mais bientôt, c'est un lien particulier qui commenca à se former entre eux. Le lien qui lie le maître à l'élève. Un lien bien plus fort que tout ce qu'il connaissait. Une confiance et une fierté nouvelle. Hanko progressa très vite sur la voie des Marchombres. Et bien que son maître ne le lui disait pas, pour le protéger de l'orgueil, ce dernier était certainement l'un des élèves les plus talentueux qu'il n'avait jamais connu. En harmonie avec la voie qu'il arpentait, Akim le savait depuis le début. Hanko deviendrait un grand Marchombre. Mais Akim n'avait pas mentit, ce n'était pas une voie aisée. Il renforçait son corps, son esprit, il apprenait, lisait, s'initiait à la gestuelle Marchombre, à leurs philosophies. La première chose qu'Hanko apprit fut qu'il ne savait rien. Lui qui avait pour habitude de ne jamais être défait réalisa qu'il ne savait rien des combats, et pendant les premiers mois de sa formation, jamais lorsqu'il affrontait Akim en duel il ne parvenait même pas à ne serait-ce que l'effleurer. Akim le poussait souvent à bout, mettant à l'épreuve son calme, sa patience, et bien qu'il n'en disait rien, il était fier de voir son élève le plus souvent résister. Le seul problème d'Hanko était son empressement naturel, vouloir allez trop vite, trop loin. Ce n'était pas un mal, certe, mais cela contraignait parfois Akim à devoir se muer dans le silence. Il y avait des secrets qu'il ne fallait révéler à un élève aussi jeune. Néanmoins après quelques mois Akim décida qu'il était temps pour la première épreuve qu'il expliqua à Hanko. On devient apprenti marchombre sur la simple proposition d'un maître de la guilde. Ce dernier est libre de l'enseignement qu'il confère à son apprenti. Mais durant ces trois années, il doit présenter son élève au conseil,
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La Vallée des Héros, entrée d'Hurlevent.

pour que ce dernier approuve son statut d'apprentie. Le conseil peut bien entendu y opposer son véto, les décisions qu'ils prennent sont de plus, irrévocables, et ils ne reviennent jamais dessus. Malgrès toute cette pression, Hanko parvint à rester calme, Akim refusant de lui donner plus d'informations quand à la nature de l'épreuve, il ne pouvait qu'attendre. Ils mirent donc cap vers les côtes de Pandarie, reprenant la mer. Ils partaient pour Hurlevent. 

L'enseignement d'Hanko l'avait déjà profondémment changé après ces quelques mois, bien que la pensée de son père était toujours enfouie au fond de lui, il était devenu capable d'en faire fi, tout comme il fit fi de ses quelques derniers souvenirs de ses anciens parents et de sa soeur. Il voguèrent donc vers Hurlevent, Hanko plus déterminé que jamais. Une fois arrivé en ville, une seule chose revint à lui. La splendeur de la capitale des hommes, une ville qu'il avait toujours aimé malgrès son absence de souvenir de cette dernière, et il ne fut pas déçu. Ils ne s'attadèrent pas pour autant dans les rues, Akim le menant par diverses ruelles sombres jusqu'à une petite entrée dans le quartier des mages. La il découvrit dans un premier temps une pièce vide, pas très grandes, aucuns meubles, des la poussière, des toiles d'araignées, des vitraux laisser filtrer une légère lumière orangée dans la pièce. Akim referma sans un bruit la porte derrière lui, et tandis qu'Hanko contemplait la pièce vide, dans un silence plus grand encore le sol s'écarta, les dalles se déplacant une entrée apparut bientôt, plongeant dans les ténèbres. Le jeune marchombre ne regarda même pas son maître. Plus le moment approché, et plus il se sentait appaisé. Ne craignant plus les ombres depuis bien des années, il s'engagea dans le noir, ses sens en éveils. Un court instant après il se retrouvait au coeur du siège du conseil des Marchombres. Toutes les races, toutes les ethnies, tous si différents. Et pourtant toutes les personnes présentes se ressemblaient en un sens. Des marchombres, qu'ils soient apprentis, simples marchombres, ou maîtres, ils avaient tous cette étincelle qui les liait, qui les animait. Et tous étaient ici pour la même raison. Cette cérémonie visant à confirmer le statut d'apprentis des nouveaux Marchombres, et les présenter au conseil n'avait lieu qu'une fois par ans. Tout les maîtres y amenaient donc leurs apprentis. Akim discuta avec quelques Marchombres, des maîtres pour la plupart tandis qu'Hanko observait calmement les lieux. La cérémonie ne tarda pas à commencer. Les futurs élèves passaient un à un devant le conseil. Hanko fut d'abord surpris par le "test". Une série de questions étranges et poétiques, l'élève devait répondre sans réfléchir, naturellement et simplement, de manière fluide. Les membres du conseils qui posaient les questions sembler ainsi juger les élèves. Sur la quinzaine qui passa avant à lui, aucun n'échoua. La dernière en revanche fut très-... particulière. Un peu plus jeune que lui, alors qu'il était déjà l'un des plus jeunes,  elle s'avança à son tour. Elle avait quelque chose de plus. Il n'aurait su dire quoi, mais elle avait une grâce et une agilité que même Akim n'avait encore jamais égalé. Elle répondit aux questions sans jamais faillir, aussi fluide que l'eau qui s'écoule d'un fleuve de montagne, et aussi inébranlable que les puissantes vagues qui parcourent les océans. Cette fille était absolument extraordinaire, et quand elle eut finit, il en vint presque à regretter que les questions furent aussi courtes. Mais le jeune homme ne se relâcha pas pour autant. Et quand se fut son tour, il s'avança, ce soir la, Hanko allait rejoindre les Marchombres.


L'initiationModifier

​Les membres du conseils l'avisèrent en silence, mais il tenait bon, calme, droit, un air de défi dans ses yeux il avisait celle qui semblait être la plus âgée, qui était également celle qui prit la parole.

  " Es-tu prêt  ? "

" Oui."

- Offre nous ton nom.
- Naëly.
- Offre nous ton âge.
- 15 ans.
- Le nom de ton maître.
- Na’Win.
- Qui es-tu ?
- Moi.
- Qu’es-tu ?
- Liberté.
- Qu’es-tu ?
- Harmonie.
- Qu’es-tu ?
- Volonté.
- Peux-tu ôter la vie ?
- Oui.
- Dois-tu ôter la vie ?
- Je ne peux en juger.
- Que fais-tu devant un mur ?
- Je le franchis.
- Que fais-tu devant un mur infranchissable ?
- Je le franchis.
- L’Homme et l’Orc se disputent un territoire, qui a raison ?
- L’aigle qui les survole.
- Où va le soleil ?
- Illuminer le jour.
- Où va la lune ?
- Illuminer la nuit.
- Es-tu lune ou soleil ?
- Aucun des deux.
- Es-tu lune ou soleil ?
- Les deux.
- Qu’y a-t-il après la vie ?
- Un départ.
- A qui la nuit fait elle peur ?
- A ceux qui attendent le jour pour voir.
- Qu’y a-t-il après la vie d’un Marchombre ?
- La liberté.
- Quel est ton plus grand don ?
- Ma liberté.
- Quel est ton plus grand vice ?
- Moi.
- Lorsqu’il n’y a plus rien à faire, que fais-tu ?
- Je continus.
- Es-tu de ton avis ?
- Oui.
- Quel est la faiblesse du « moi » ?
- Le doute.
- Ton plus grand adversaire ?
- Moi.
- Où se trouve la voix du Marchombre ?
- En moi.

 




 

Hanko-conseil

Hanko faisant pour la première fois face au conseil des Marchombres lors de son initiation

Hanko ne s'y attendait absolument pas, les questions l'avaient submergées comme un fleuve. Trop rapide pour pouvoir réfléchir, essayer de tricher, à travers les réponses qu'il offrait, la Marchombre remonta lentement jusqu'à son essence, son âme, lisant en lui comme un livre ouvert, il ne put que se livrer, et sans hésitations aucunes s'étaient dévoilés à cette inconnue, ne répondant plus avec sa tête, mais bien avec son cœur. Mais malgré ça, l'épreuve se conclut avec succès, et les membres du conseil l'avisèrent avant de lui souhaiter bon courage pour sa progression sur la voix qui l'attendait désormais. Lorsqu'il revint au côté de son maître, silencieux pour laisser la cérémonie poursuivre, il ne put contenir un léger sourire de fierté auquel Akim répondit d'un bref hochement de tête. Au-delà du fait qu'il avait réussi son initiation avec succès, ce qui combla Hanko fut ce mouvement de tête de son maître. Akim n'était pas quelqu'un de très extériorisé en temps normal, et il l'était encore moins avec son élève. Ainsi, bien qu'il fût extrêmement fier de lui dans bien des situations, il essayait de ne pas le montrer particulièrement. Mais aujourd'hui le nouvel apprenti le savait, ce simple signe de tête était une marque de respect, et de félicitation. Néanmoins, à peine la cérémonie fut finie qu'ils repartirent dans les rues d'Hurlevent pour poursuivre son apprentissage, la cérémonie d'initiation était peut-être un succès, mais le plus dure était encore à venir, et il le savait. Pendant un temps ils poursuivirent à deux, concentré uniquement sur sa formation, il redécouvrit la capitale humaine, sans aucunes attaches à son passé, à tel point que personne n'aurait pu se douter un seul instant de ce qu'Hanko avait vécu ici. Néanmoins quelque chose grondait en lui, bien loin d'être négatif, c'était une étrange sensation qui prenait lentement le dessus. Cette jeune fille qu'il avait vue pendant la cérémonie hantait son esprit, et il n'avait de cesse de poser des questions à Akim à propos de cette dernière. Sans aucunes discrétions aucunes néanmoins, Akim comprit tout de suite que son élève brûlait au fond de la retrouver, mais il ne répondait à aucunes questions néanmoins, poussant Hanko à ne pas s'éloigner de son but et de son entraînement. Quelques mois plus tard néanmoins vint une conversation plus particulière qu'à l'accoutumé. Tandis qu'ils se reposaient tout deux assis sur le sommet du palais royal, Akim observa le faciès de son élève avec attention. Un regard qu'Hanko connaissait, et il le jaugeait. Néanmoins habituellement il portait un tel regard pendant un exercice, une épreuve, pas ainsi lorsqu'ils se reposaient. Le jeune élève ne mis que peu de temps à comprendre, et brisa le silence d'une première question.

"Suis-je prêt ?"

"A quoi penses-tu être prêt ?"

"La prochaine épreuve."

"Ta route est pavée d'embûches, pourquoi te préoccupes-tu d'une simple épreuve ?"

"Je ne m'en préoccupe pas, je ne crains pas les épreuves, ce sont des passages nécessaires, il serait idiot de les redouter."

"Alors pourquoi me le demander, as-tu besoin de moi pour te connaître ?"

"Ce n'était qu'une simple politesse."

"Alors tu connais la réponse."

                                                                                                                                                                                               

L'Ahn-ju

​"-... Mais si l'élève échoue, meurt ou abandonne, la greffe lui devient à jamais inaccessible, tout comme le titre de Maître et la possibilité de former un ou des apprentis."

​Akim expliqua à Hanko en quoi consistait la prochaine épreuve. Maintenant qu'il avait passé l'initiation, Akim pouvait présenter son apprentit à l'Ahn-Ju. Cette cérémonie se constituait de plusieurs épreuves d'agilité, de dexterité et de vivacité. Cette dernière offrait deux choses lorsque réussie. Le droit à l'apptrentit de prétendre et uniquement de prétendre à la greffe, non pas de l'obtenir. Mais également le droit au terme de sa formation de devenir un maître et de pouvoir à son tour former des apprentis. Néanmoins avant toute chose Akim se montra clair sur deux points. Le premier était que cette épreuve n'avait rien à voir avec l'initiation, et bien que les accidents étaient rares, il était déjà arrivé plus d'une fois qu'un élève ne survive pas à ses épreuves. Le second était la confiance. Si Akim avait décidé de présenter Hanko, c'est car il l'en jugeait capable. Ainsi Hanko et son maître ne tardèrent pas, l'épreuve allait se dérouler le soir même, et ils l'attendaient, Hanko avec fermeté, Akim avec fierté. Tandis que la nuit tombait, Akim surprit son élève à poser quelques mots dans le vent. Ce soir là plus que jamais il en eut la conviction. Hanko deviendrait l'un des plus grands Marchombres qu'il n'avait jamais connu. Quand le temps fut venu, ils empruntèrent à nouveau l'un des chemins dérobés pour accéder au repaire de la guilde. Et là l'Ahn-Ju commença. Trois maîtres guidèrent Hanko dans l'obscurité, parmis un dédalle de pièces éloignées de toutes lumières. La température baissait, et le jeune Marchombre y voyait de moins en moins. Mais le froid prenait lentement place, et plus le temps passait, plus ses muscles s'engourdissaient lentement. Il ne portait qu'une fine tenue de cuir, et rien ne l'avait préparé à de telles conditions. Les trois maîtres quand à eux, fidèles à leurs rangs ne semblaient en aucun cas faillir. Cette simple pensée redonna force et volonté au jeune Marchombre. Il ne sortirait d'ici qu'une fois victorieux des épreuves. Ils marchèrent ainsi dans la pénombre de longues minutes. Hanko notait chaque détail des lieux, chaque passage emprunté, car même si ses yeux étaient désormais accoutumés aux ténèbres qui l'entouraient, il n'y voyait pas pour autant, se fiant avant tout aux sons, aux échos. Tâche qui fut des plus ardues, car sans sources de lumières, suivre les pas de Maîtres Marchombres n'étaient pas choses aisée, surtout puisque ces derniers semblaient vouloir le perdre. "La première épreuve." avait pensé Hanko, et il ne s'était pas trompé, ce fut bien là la première épreuve qu'il passa avec succès, car bientôt il débouchait sur une immense caverne. Les mûrs, le sol et le plafond, tout était de glace, une douce lueur bleutée filtrait à travers les pics blanc qui se détachez du haut de la grotte. La lumière baignée la pièce entière, se reflétant sur chaque parcelle de glaçe, le passage de l'ombre à la lumière fut des plus violents, et Hanko mis encore une fois quelques instants à s'habituer à son nouvel environnement. Le premier constat qu'il fit fût que cet endroit n'avait rien de naturel. Un plafond parsemé de pic, presque entièrement taillé, il n'y avait aucunes
Ice cavern by im mino-d5y25bi

L'une des galeries des cavernes de glace dans lesquelles Hanko passa l'Ahn-Ju

aspérités visibles, que ce soit au sol, sur les murs, ou au dessus. L'endroit semblé parfait. Le plateau de glace sur lequel il se tenait donnait sur une faille, à même la glace, cette dernière plongeait si profondémment qu'en discerner le fond était impossible, même pour Hanko. Des abîmes de ténèbres prêt à le happer au moindre faux pas. De l'autre côté de cette faille prenait place un second promontoire, semblable à une alcove taillée à même la glace, il n'y avait aucun chemins d'accès apparents, néanmoins la source principale de lumière semblait venir du haut de cette alcove, passant à travers ce mûr de glace. Le second constat qu'il fit ensuite fût l'aigle attaché dans cette même alcove. L'une de ses serres était prise à même la glace. Rien de naturel c'est certain, ce dernier avait était emprisonné ici. A vrai dire la scène entière n'avait rien de naturel. Tout était taillé parfaitement, même la faille, aucunes imperfections, des lueures diffuses aux origines inconnues. Et une glace qui ne semblait rien craindre. Dure comme l'acier, même la rayer semblait impossible. Mais si il y avait bien un mot dont Hanko se plaisait à défier le sens, c'était "impossible". Une fois son observation des lieux finit, il se retourna vers les trois maîtres qui l'observaient toujours. L'un d'eux, la femme qui se tenait au milieu s’avança lentement pour lui tendre un arc et une flèche, une unique flèche. Elle n'ajouta qu'une phrase.

"Les armes du Marchombre sont le prolongement de son âme, aussi vives que mortelles."

Hanko attrapa alors l'arc et la flèche, avisant une dernière fois les trois maîtres avant de se retourner vers l'alvéole. L'aigle toujours emprisonné ne se débattait presque plus, le froid le gagnait lentement. Le jeune marchombre resserra son étreinte sur le bois de l'arc, passant lentement ses doigts sur la corde. Simple, mais de bonne qualité. Il prit la flèche d'une main, calmant son souffle. Ses muscles pris par le froid également n'étaient pas aussi réactifs qu'à l'accoutumé, mais il n'en avait que faire. Le froid, aussi puissant soit-il ne pouvait rien faire contre un marchombre. Il redressait doucement l'arc, un mouvement fluide, parfait, et harmonieux tandis qu'il encochait lentement sa flèche. Une fois son mouvement finit, il était en position. Corde tendue, ses doigts la ramenait le long de sa joue. Un œil fermé, des appuis encré dans le sol. Son souffle désormais bas et régulier ne laissait filtrer que peu de buée. Mais ce
Speedpaint ice cave by pan pks

L'alcôve dans laquelle Hanko libéra l'aigle lors de l'Ahn-Ju

n'était pas encore suffisant. Il fallait plonger plus loin encore. Se concentrer. Faire le vide. Plus les secondes passaient, et moins il ne ressentait son corps. Il semblait presque s'effacer, en accord parfait avec son environnement. Aussi parfait que la glace qui l'entourait. Aussi silencieux que les abysses qui s'ouvrait devant lui. Aussi solide que les fondations même de la caverne. Il était prêt. Plus de buée, plus de son, plus rien. Une ombre prête à donner la mort. L'aigle même cessa de s'agiter. Attendant patiemment que la flèche vienne le délivrer, que la mort vienne le cueillir. Mais Hanko ne décocha pas sa flèche immédiatement. Il y avait encore quelque chose qui faisait tâche sur ce magnifique tableau. La pureté. Il n'avait jamais réellement accordé d'importance aux notions de Bien et de Mal qu'il trouvait plus qu'idiot. En revanche Akim avait réveillé en lui quelque chose de plus profond. De plus véritable. Le désir et l'amour de l'harmonie, de l'ordre. Et cet harmonie était sur le point de rompre. La phrase de la marchombre faisant encore écho dans son esprit-.... "Les armes du Marchombre sont le prolongement de son âme-..." La corde ne bougeait plus, plaquée contre sa joue, un oeil fermé, l'autre plongeait dans le regard de l'aigle qui le contemplait désormais parfaitement immobile. Et un murmure s'éleva. Sans briser la parfaite harmonie de l'instant, il murmura avec douceur.

"Ni mon âme, ni mes armes n'aspirent à ôter ainsi la vie."

Sous le regard attentionné des trois maîtres, il reposa son arc et sa flèche au sol, déposant également dagues et lames, bientôt il ne portait plus aucunes armes, se remémorant les paroles d'Akim-... "Fou sont ceux qui pensent que les marchombres ont besoin d'armes. Les marchombres sont des armes." Il sourit en coin, se demandant quelle aurait été la réaction de ce dernier. Mais il n'en n'avait que faire à vrai dire. Personne jamais ne le changerais. Il avait décidé d'emprunter une voix qui lui promettait la liberté. Et pas même son maître ne pourrait jamais le détourner de cette même liberté. Il avança calmement, le silence était devenu maître également. Un gouffre d'une dizaine de mètres de larges le séparait du promontoire où trônait l' aigle. Le plafond, une surface de glace parfaitement taillée s'étendait également plus d'une dizaine de mètres au dessus de lui. Il rejoignit l'un des mûrs de la cavité, apposant une main dessus. Il était froid, même à travers ses gants il pouvait sentir la morsure glaciale de ce dernier. Son regard parcourut brièvement le mur, jusqu'au plafond. Absolument aucunes prises. L'escalade eut été impossible, aucunes aspérités, aucunes marques, rien. Elle eut été impossible pour n'importe qui-... Mais pas pour un marchombre. Il régula encore plus son souffle, il ne ressentait désormais plus le froid, ni la fatigue, ni même le stress ou l'appréhension. Non, le jeune marchombre qui tenait tête au mur ne ressentait plus rien de tel. Le jeune marchombre qui se tenait tête au mur s'était libéré. Un bref instant passa, et il commença son ascension. Plus de froid, plus de hauteur, plus de gouffre, plus de flèches, plus de poids, plus rien. Simplement une étape à passer. Et il comptait la passer. Il s'élança le long de la paroi, comme si il ne pesait plus rien, avant d'atteindre finalement le mur. Là, suspendu à la seule force de ses bras il se tenait désormais devant le plus dur. Le plafond. Il attrapa deux des pics de glace de tailles moyennes, ses doigts s'enroulant autour de ces cônes de glace à l'allure parfaite. Encore une fois, n'importe qui aurait glissé. N'importe qui serait tombé. N'importe qui sauf un marchombre. Il semblait s'être délivré de la gravité elle même. Il se hissa un peu plus, devant lui s'étendait la faille. Une brève inspiration, et il commença à se balancer à bout de bras, son corps se mouvant dans une fluidité parfaite, il gagnait en vitesse. Encore un peu, ses doigts commençaient à glisser lentement. Encore. Le froid commençait à pénétrer ses doigts désormais collés à même ses gants. Encore un peu plus. Son emprise sur les pics de glace diminuait. Presque-... Ses doigts lâchèrent finalement, mais il ne tomba pas. Non, au lieu de cela, il s’élança dans les airs, au dessus de ce sombre et menaçant gouffre glacial. Fluidité. Harmonie. Marchombre. Dans cette grotte, un deuxième aigle venait de déployer ses ailes.
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L'aigle, un symbole à jamais gravé dans le cœur d'Hanko

Il retomba finalement au sol dans une parfait réception, aucun sons, aucun changement dans la salle. Une ombre venait de passer. Une fois au sol, il s'avance lentement, l'aigle ne bougeait pas, il n'était aucunement effrayé par l'arrivé du marchombre. Le jeune homme vint se mettre à genoux devant le rapace, tendant doucement une main, paume ouverte vers la patte prisonnière de ce dernier, l'aigle et Hanko mêlèrent leurs regards sans faillir. L'aigle ne bougeait pas, ne penchant que très brièvemennt la tête par moment. En silence le jeune marchombre vint toucher la surface glacée qui encadrait les serres de l'aigle. Solide, son intuition avait été bonne, une flèche n'aurait jamais pu briser cette entrave. En revanche maintenant qu'il était à porté, cela ne serait plus un problème. Il ne mit que peu de temps à briser l'entrave de sa main, aidé d'un petit sort de transmutation pour faciliter la chose. Aussitôt l'aigle liberé, ce dernier secoua doucement sa patte avant de reculer brièvement, avisant Hanko dans les yeux. Ce dernier lui offrit un très bref sourire, fier de lui avant de se redresser. Le rapace prit son envol et s'en alla, de l'autre côté. Les maîtres n'étaient plus là. Mais cela n'inquiétait pas Hanko plus que ça. Il s'y attendait à vrai dire depuis le début. La dernière épreuve, retrouver son chemin dans ce dédalle de cavernes. Une chose ardue, surtout dans la pénombre, mais c'était sans compter la présence de l'aigle qui attendait patiemment de l'autre côté de la faille. La tête penchée, il observait attentivement Hanko. Et ce dernier ne se fit pas prier. Sans un mot, sans un bruit il se redressa complètement, avancant vers la faille qui séparait le promontoire de l'entrée. Sans sciller un seul instant, sans même douter, il mit un pied dans le vide-... et l'instant d'après, une brise traversa la grotte, balayant le jeune Marchombre qui dissparut dans un doux voile de brume. Un battement d'oeil et la brume reprenait forme de l'autre côté de la faille pour laisser apparaître Hanko qui poursuivit sa marche comme si le rien n'était. Déterminé, prêt à en finir avec ces épreuves, le jeune homme s'en alla vers la sortie, bientôt suivit par l'aigle posté sur son épaule. Ce soir le jeune homme avait déployé ses ailes. Ce soir était le soir de l'envol.

Le Rentaï et la GreffeModifier

​"Père, les hommes-... peuvent-ils voler ?"

​"Pourquoi cette question Hanko ?"

​"Les oiseaux-... j'aimerais être comme eux un jour, pouvoir toucher les étoiles."

​Les épreuves de l'Ahn-Ju étaient la première étape. La première marche d'un chemin sinueux sur lequel Hanko s'était engagé. Et comme promis, la réussite lui permit de progresser un peu plus sur la voix. Akim le lui avait expliqué, passer l'Ahn-Ju avec succès lui permettait de prétendre à la Greffe, mais cela ne signifiait pas l'obtenir. Non, les apprentits passant l'Ahn-Ju se voyait seulement révéler l'emplacement du Mont Rentaï, mais c'était à eux, et sans leurs maîtres de le rejoindre, de le gravir, et d'y obtenir la greffe. Néanmoins à ce propos Akim se montra très flou. La seule chose qu'il lui révéla était qu'il avait trouvé un "partenaire de route" à Hanko. En effet, un ami proche de Na'win formait également son élève, et ce dernier allait également entreprendre un voyage vers le Mont Rentaï. Mais comme il le lui avait expliqué, il ne
Samurai-warrior-woman-sword-katana

Emma Isilmë, premier sincère amour d'Hanko, malgrès leur séparation, ils resteront à jamais extrêmement proches l'un de l'autre

pouvait reçevoir aucunes aides des maîtres, et ce voyage était des plus dangereux. Hanko, bien qu'un peu réticent finit par céder et accepter qu'un second apprentit se joigne à lui. Ainsi le lendemain Akim le mena à travers les ruelles d'Hurlevent, jusqu'à une petite berge à l'extérieur des remparts. Là au bord de l'eau était assises deux silouhettes. Le maître et l'élève. Le premier était assez âgé, plus qu'Akim, une teinte de peau pâle, une barbe mal rasée, des cheveux qui semblait n'aspirer qu'à s'échapper, il était bien loin du soin qu'Hanko se portait à lui même. Mais c'était indéniable, il y avait quelque chose. Une aura qu'Hanko retrouvait chez Akim, un je-ne-sais-quoi qui imposait respect et admiration à quiconque observez l'homme. Mais aussi étrange fut le maître, il était presque invisible comparé à son élève. Une femme-... sans même la voir, il savait qui elle était. Une telle aura, il n'en n'avait vu qu'une seule fois auparavant, pendant l'initiation. C'était cette jeune fille-... Elle retourna sa tête pour l'aviser par dessus son épaule, un bref sourire passa sur son visage, mais son regard en revanche était-... déstabilisant. Deux flammes semblaient y brûler en parfaite harmonie. Semblable à un félin indomptable, elle eut pu disparaître l'instant d'après qu'Hanko aurait simplement cru à un rêve s'estompant au coin de l'oeil. Mais ce n'était pas un rêve. Elle était bien réelle. Réelle et époustouflante. Elle se leva finalement, une agilité féline et sauvage emplissait chacun de ses mouvements. Les deux apprentis se contemplèrent longuement en silence, se jaugant l'un l'autre sans même se rendre compte tu regard à la fois surpris et étonnés de leurs maîtres qui les observaient également. Finalement le jeune marchombre brisa le silence, affichant finalement un fin sourire en coin. 

​"Hanko."

​Elle lui répondit d'un même sourire, soufflant sur une mèche de cheveux qui passait en travers de son visage

​"Emma."

En fin de compte Hanko s'était trompé-... il était heureux de pouvoir faire la route du mont Rentaï aux côtés d'une autre élève.


Les quatres marchombres discutèrent longuement ensemble. Arang, l'ami d'Akim expliqua au duo ce qui les attendaient. Le Mont Rentaï était le nom que les Marchombre donnaient à Kun-Lai. Son secret était gardé est transmis au sein de la guilde depuis le commencement, et n'était révelé aux apprentis qu'une fois l'épreuve de l'Ahn-Ju réussit. Cette montagne était en réalité animée, d'après leurs croyances. Dotée de sa propre volonté, elle offrait aux Marchombres qu'elle jugeait apte à poursuivre sur la voie une "Greffe". Semblable au prolongement du corps du Marchombre, la greffe était à l'image de l'âme de son porteur. Chargée de sens et de symbolique, le mont Rentaï ne l'offrait jamais au hasard, non, bien au contraire les greffes étaient toujours uniques et très différentes. D'autant plus, et bien que cela soit assez difficile à appréhender, elle ne repose sur aucunes formes de magie connue à ce jour en Azeroth. Mais tout ce qui découlait de la greffe, c'était à Hanko de le découvrir. Non les deux maîtres se concentrèrent sur les points importants, le voyage, les dangers et mauvaises rencontres possibles. Ils conclurent en ajoutant que si ils envoyaient leurs deux apprentits pour cette épreuve, c'est qu'ils les savaient prêts. Et ils ne mentaient pas. Ainsi les quatres Marchombres firent connaissance pendant quelques jours, les deux maîtres laissèrent le plus souvent les deux jeunes gens entre eux. Les discussions étaient diverses entre ces derniers. Mais le but était toujours le même. Apprendre à connaître l'autre. Après tout, ils s'apprétaient à entrependre l'un des plus périeux voyages qu'ils n'aient jamais fait, ensemble, se connaître était de mise. Mais ils voulaient également connaître l'autre, ainsi vint également le premier duel-... qu'Emma gagna a plate couture. Après ne vint qu'un seul et dernier combat. Une fois les préparatifs terminés. La revanche. Hanko s'était entraîné plus dure encore. Il n'avait qu'une idée en tête. Gagner. Et il gagna. Cette fois-ci ce fut elle qui fut prise de court, et qui ne put riposter comme il se doit. Mais même si il savourait cette revanche et victoire sur elle, il resta humle et simple. Ce à quoi son maître lui avait répondu par une simple et si courte phrase qu'elle eut pu paraître anodine. Mais Hanko savait qu'avec Akim ce n'était jamais le cas. Comme il le lui disait si souvent. Les mots sont précieux, ce sont le plus puissant pouvoir qui fut donné aux races pensantes. Les mots sont précieux et ne se gaspillent pas. Ainsi lorsque Akim vint à lui en l'avisant de ce regard sévère qu'il connaissait désormais bien, il savait qu'il allait avoir interêt à écouter. Et ce fut le cas. Comme il l'avait prédit ce fut une phrase brève et simple. 

"Il y a une différence énorme entre celui qui cherche à se dépasser, et celui qui cherche à être le meilleur. Le premier travail sur lui même alors que le second travaille par rapport aux autres." 

Simple, chargée de leçon, mais également de reproche. Des reproches qui pesèrent lourd sur le jeune Marchombre. Ainsi il se reprit, réalisant à quel point cette relation qu'il nouait avec Emma s'avérait dangereuse pour lui. Mais c'est l'esprit léger qu'il entamma son voyage aux côtés de la jeune femme. Car bien vite sa compagnie effaça les lourds reproches qui avaient recouvert son esprit et ces derniers commençèrent à se dissiper. Ainsi débuta ce long voyage en quête de l'Ahn-Ju et de la greffe. La première étape fut de prendre la mer en direction des terres de la Pandarie. Un voyage qui bien que sans encombre, leurs servit pour faire plus amples connaissances, d'autant plus puisque cela permis à Hanko de lui en apprendre plus sur la vie sur ces navires, y ajoutant parfois quelques annecdotes tirées de son expérience et de sa vie passée. Emma également se révéla un peu plus. Tout comme lui, elle avait grandit dans les rues d'Hurlevent, bien qu'un peu plus jeune, elle n'avait, tout comme lui gardée aucun souvenir de la chute de la capitale Humaine lors de l'invasion de la Horde. Elle ne nourrisait aucun conflits envers ces derniers et n'y portait que peu d'interêt. La nuance avec Hanko fut que contrairement à lui elle avait bien au contraire tendance à se montrer plus sèche et dure avec ces soldats dévoués corps et âmes à leurs factions. Elle trouvait ça idiot, tout comme Naëly, mais n'avait en revanche pas sa retenue. A vrai dire, ce fut certainement l'une des premières raisons pour lesquelles il éprouva un certain interêt envers elle. Il ne s'en rendit compte qu'une fois le voyage bien avancé quand à force de parler de son "lui passé", il finit par faire le lien avec elle. Emma ressemblait énormément au pirate qu'il avait été, et il commença à l'aimer pour ça. Mais bien au delà de ça il découvrit une jeune femme forte, déterminée, qui avait un petit quelque chose de sauvage, de combatif. Et sans s'en rendre compte, ils se rapprochèrent jusqu'à dormir ensemble et bientôt ils échangèrent leurs premiers baisers. Le voyage poursuivit ainsi, les côtes de Pandarie, puis la route jusqu'à l'Ahn-Ju. Hanko n'était pas sans joie de revenir sur ces terres qu'il aimait tant. Sans encombre ils atteignirent les sommets de Kun-Lai. Ils le savaient très bien, c'était là que tout allait commencer. L'ascension commença donc, le chemin était dur, mais ils étaient des Marchombres, ni le froid, ni le gèle, ni même le vent ne purent ne serait-ce que les ralentir. Mais bientôt vint la première chose "anormale". Au fur et à mesure de la montée quelque chose semblait changer.

Rentaï

Hanko et Emma gravissant le mont Rentaï

Ils la sentirent tout les deux, bien que ne parlant peu, de simples regards pour confirmer les pensées de l'autres et ils en étaient désormais certains. Une troisième présence rodait à leurs côtés. Au début ce ne fut qu'une intuition. Puis peu à peu cette intuition se mua en quelque chose de plus concret-... des murmures ? Ils n'avaient rien de ces murmures sombres et repoussant que l'on pourrait s'imaginer. Non ceux là était bien plus doux, bien plus apaisant-... Semblable à une invitation portée par la brise. Cette fois-ci ils n'eurent même pas besoin d'échanger de regard pour comprendre-... Les légendes disaient vrai-... cette troisième présence, cette brise qui se tenait à leurs côtés, qui leurs murmuraient doucement-... C'était elle. Le Rentaï. La montagne vivante. Une vielle légende Marchombre dont même les Pandarens ignoraient l'éxistence. Kun-Lai, si réputée, était dotée d'une conscience. Et cette même conscience invitait les deux Marchombres à la rejoindre. Ainsi leur chemin leurs fut dévoilé par ce même appel du vent, et il s'y abandonnèrent totalement, quittant bientôt les chemins traditionnels, sans craintes aucunes, bien au contraire leurs confiances et leurs volontés ne faisait que croître. Et ce en même temps que le lien qu'ils avaient avec cette montagne. Bientôt même les épaisses couches de neiges et de glaces ne furent plus un problème. Ils passaient dessus comme si le rien n'était, ne laissant aucunes marques, aucunes traces. Comme si ils n'y avaient jamais posés le pied. Bientôt se dévoila à un une petite cavité, infime, prisonnière de cette océan de glace dans laquelle elle baignait. La brise semblait s'y engouffrait, tout comme les murmures, et il ne leur fallut que peu de temps pour se décider. A vrai dire, le choix avait été fait il y a longtemps de cela déjà. Lorsqu'ils avaient choisi d'emprunter la voie. Sans hésitations aucunes ils pénétrèrent dans cette cavité, comme deux ombres aussi silencieuses qu'harmonieuses. L'obscurité régnait, mais cela ne les dérangeait pas, la montagne leurs montrait le chemin à prendre, et ils le prirent. Impossible de dire le temps qui s'était écoulait depuis le début de leurs ascension, impossible également de dire combien de temps ils restèrent dans cette grotte. Cela ne leur parut durer qu'un battement d'aile. Au fur et à mesure de leurs progressions, le froid s'estompait lentement, laissant place à une douce atmosphère mêlant atmosphère et chaleur. La grotte avait prise la forme d'une longue feuille, assez étroite, mais dont le haut plafond était dissimulé dans l'obscurité. La fraîcheur de l'air et l'humidité leurs permirent de sentir, sans même la voir la présence d'eau-.. et à en juger par la douceur et l'odeur qui emplissait l'endroit, même la présence de verdure était probable. Ils continuèrent ainsi à marcher dans dans les ténèbres, guidés par la Montagne. Finalement, une lumière s'était révélée à eux au fond du tunnel. En s'approchant ils avaient constatés qu'elle émanait d'une source d'eau, clair, pure, parfaite, cette douce lueur blanche semblait venir du fond de ce bassin. En revanche il leur fut impossible d'évaluer la profondeur de l'eau. Mais encore une fois ce n'était plus un problème. Non, il n'y avait aucun problème. Ils calmèrent leurs souffles, d'un parfait accord ils se tenaient immobiles, au bord de la source. Ils la sentaient-... la montagne, le Rentaï, ils sentaient son souffle, le battement de son cœur, la douceur de son appel. Une harmonie parfaite. Rien ne semblait pouvoir venir troubler la pureté de cet endroit, pas même les morsures du temps. Oui-... Hanko le sentit, même le temps avait perdu tout son pouvoir ici. Un dernier regard l'un à l'autre, et d'un commun accord muet, ils se dévêtirent, ôtèrent leurs armes et plongèrent dans l'eau. Elle était douce-... elle était chaude. Et maintenant il pouvait l'entendre distinctement-... le chant de la montagne-... son appel. Tandis que les deux corps immobiles plongeaient au coeur du bassin, leurs paupières se firent lourdes, et ils ne purent que contempler de loin cette douce source de lumière dont ils se rapprochaient avant que leurs esprits ne se laissent aller à de doux songes.
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Hanko et Emma sur les eaux calmes du Rentaï.

Hanko et Emma se réveillèrent ensuite, impossible de savoir quand, impossible également de savoir ce qu'il s'était passé, ils étaient entièrement habillés et équipés sur une petite barque de bois, juste assez grande pour eux. Mais plus étrange encore, cette barque était parfaitement immobile, tout comme l'eau sur laquelle elle flottait. L'étang était le même, mais la lumière qui l'éclairait depuis le fond semblait plus diffuse, beaucoup moins forte, on ne pouvait même plus savoir d'où elle venait. Ils se redressèrent, encore une fois aucun des deux ne parlaient, inutile puisqu'ils se comprenaient sans même le faire. Le premier réflexe fut de s'observer mutellement, à la recherche d'une différence chez l'autre, mais comme ils s'y attendaient rien. Ils ne savaient à vrai dire même pas si ils avaient obtenus la greffe avec succès. Mais même si leurs maîtres respectifs avaient un certain mal à développer parfois leurs vertues, ils n'avaient eu aucun problèmes quand à les rendre patient. Le duo le savait, ils avaient confiance en eux et en leurs capacité à obtenir la greffe, et ils avaient l'intime conviction qu'elle finirait par se montrer à eux en temps voulu. Ainsi ils guidèrent lentement et en silence la barque au travers de cette grotte, suivant leurs intuitions quand à la sortie puisqu'ils compritent très vite que le chant de la montagne s'était tut en même temps que son éclatante lumière. Mais c'est sans aucunes difficultés qu'ils atteignirent bientôt la sortie, le vent froid vint à nouveau ronger leurs peaux. Ils marchèrent quelques mètres dans la neige, sans même se retourner vers la sortie-... ils le savaient de toute façon, il l'avait sentit. Aussitôt les pieds dehors, cette dernière avait disparue, bloquant tout retour à l'intérieur. Le couple n'y prétait de toute façon plus attention, côte à côte, le regard perdu sur les étendus des plaines de Pandarie, ils souriaient. Ils en étaient sûrs désormais, ils avaient réussis. Après ça ils reprirent leurs routes vers les Royaumes de l'Est, pour retrouver leurs Maîtres, les coeurs légers et fiers, c'est dans cette même allégresse qu'ils ralentirent leurs marches durant le voyage, profitant simplement d'être seul tout les deux. Ils nouèrent des liens plus fort encore, mais également une plus grande maturité. Ils profitaient de ce voyage du retour ensemble en sachant bien que ce serait le dernier. Ils étaient deux Marchombres, et bien que devenu très proches, leurs chemins seraient encore amenés à se séparer, chacun avait des ambitions, des buts, des rêves. Et avant l'amour passait la liberté, ainsi ils rentrèrent à Hurlevent, absolument pas triste, bien au contraire, heureux d'avoir partagé un bout de route ensemble, et ils se quittèrent, retournant à leurs formations après une dernière nuit ensemble à Hurlevent.

"L'amour ouvre portes et fenêtres, jamais non jamais il ne devrait avoir à bâtir des prisons."

L'Élève, le Maître et l'Assassin Modifier

"La mort est un cadeau que nous offrent ceux qui partent. Un cadeau exigeant, écrasant, et parfois difficile à accepter. Mais un cadeau. La possibilité de changer, de progresser, d'avancer, et de devenir quelqu'un de meilleur."

Une fois rentré, la formation reprit son cours normal, et le jeune Marchombre repartit sur les routes au côtés de son maître pendant des mois. La difficulté allez croissante, mais Hanko avait changé, il était devenu quelqu'un d'autre depuis le début de ces trois longues année. Le Marchombre qui avait sommeillait en lui toute son enfance s'éveillait à une vitesse fulgurante, et plus d'uns parmi les Maîtres de la Confrérie voyait en lui bien des promesses d'avenirs. Et un jour vint enfin, où sa formation touchait à sa fin. Il n'avait à vrai dire aucunement prêté attention à la date, et pourtant, cela faisait bien trois ans jour pour jour qu'Hanko avait quitté son navire, et son père, dont il n'avait depuis reçu aucunes nouvelles. Comme toujours depuis, ils étaient debout très tôt, la belle saison était de retour, et Hurlevent, où ils étaient revenus depuis quelques jours grouillait à nouveau de monde. Mais malgrès dans cette ville qu'il aimait, quelque chose gênait Hanko, au début de sa formation, il lui aurait été impossible de discerner quoi que ce soit, mais il n'était plus un novice, et plus encore, le lien qu'il avait formé avec son maître était tel que parfois les mots devenaient inutiles pour comprendre l'autre. Et lorsqu'ils revinrent à Hurlevent, c'était le cas. Le jeune marchombre lui avait demandé mais en vain, il ne pu obtenir d'Akim qu'un simple avertissement quand à la raison de sa venue à Hurlevent. "Des affaires urgentes." Le reste, il le comprit de lui même lorsque ce dernier annonça à son élève qu'ils n'allaient pas rejoindre le domaine de la Confrérie, et que bien qu'il ne le dit pas, Hanko comprit que bien plus encore, il cherchait à l'éviter. Mais le jeune homme faisait confiance à Akim, et il n'en demanda pas plus. Vint un soir, quelques jours après, où Akim emmena Hanko devant le donjon d'Hurlevent, ou résidait le Roi. Les deux Marchombres se retrouvèrent bientôt devant la plus haute façade de la haute tour, éclairé seulement par le ciel nocturne. Hanko en vint à se demander si son maître ne le sous-estimait pas un peu trop. Certe, pour n'importe quel humain, ou simplement pour un jeune novice Marchombre au début de son apprentissage, une telle prouesse aurait été impossible, mais pour un Marchombre tel qu'Hanko, grimper se mur de roche vertical relevait d'un jeu d'enfant. Mais Akim ne lui demanda pas de monter directement. Il sortit une bande de tissu de sa poche, et vint bander les yeux d'Hanko. Ensuite ce sont deux poids qu'il attacha aux pieds de l'élève via un jeu de chaîne, il finit finalement en faisant de même avec ces mains. La première certitude d'Hanko fut qu'il ne pouvait s'en défaire lui même. La seconde portait sur ce qu'il devait faire. Car il savait ce qu'il devait faire. Il sentit Akim reculait légèrement, en silence. Un bref instant, il prit une grande inspiration, mouvant doucement ses bras et ses jambes pour jauger l'ampleur des poids, et le touché des chaines froides. Une seconde inspiration, et il se tournait vers le mur, s’avançant lentement, une troisième et il apposa une main sur la surface rocheuse qui constituait la tour. Il souriait. Et n'attendit pas plus. Refermant ses doigts sur les premières prises, il commença à se hisser en auteur. S'élevant lentement malgrès les poids. Sa montée n'était pas rapide, ses muscles le tiraient, douloureux, tout comme ses articulations. La force qu'il devait mettre ne serait-ce que pour se maintenir était immense. Mais il tint bon, et malgrès une fluidité et une harmonie moindre, il montait. Cela lui parut interminable, douloureux, dur, mais il arriva au bout, et se hissant sur les premières tuiles, il se laissa retomber sur le dos, haletant, et ravi de sentir l'air frais de la nuit balayer ses membres endoloris. La présence d'Akim s'approcha, un cliquetis se fit entendre tandis qu'il détacha les poids, récupérant ses derniers, il vint ensuite lui ôter son bandeau, laissant ce dernier s'envoler dans le vent, de son regard calme il s'installa à côtés d'Hanko qui bougeais doucement ses poignets endoloris par les attaches. Son maître marqua une pause, un instant, en silence, avant de finalement lâcher quelques mots.

"Tu es libre."

Hanko ne comprit pas immédiatement l'ampleur de cette phrase. Mais Akim n'en dit pas plus. Le laissant à ses pensées. Il avait beau retourner cette phrase dans sa tête, il ne voyait qu'une seule explication. Il s’apprêtait à lui demander-... mais se ravisa, non bien au lieu de ça il reposa son dos contre le toit, souriant doucement tandis qu'il perdit son regard dans le ciel. Il savait pertinemment ce que cela signifiait-... Il avait attendu ces mots pendants trois longues années-... et ce soir était le jour tant attendu, ce soir sa formation venait de s'achever. Il se risqua même à une plaisanterie, sachant très bien au combien le former, en vu de son caractère de jeune pirate n'avait pas été facile.

"Vous aussi."

Et c'est avec succès qu'il tira un léger rire de son ancien maître. Ce dernier ne répliqua pas, mais il n'en pensé pas moins. Hanko le savait, et bien que parfois il se plaisait à ennuyer son maître à ce propos, il avait bien conscience qu'Akim était immensément fier de lui. Et lui aussi était immensément fier d'avoir pu avoir un tel mentor. Et encore une fois, bien qu'il ne le lui dira jamais, malgrès son nouveau rang de Maître, il ne cessera jamais de considérer Akim comme son mentor, et le plus grand maître que la Confrérie n'est jamais connue. Ainsi ils restèrent allongés en silence un long moment, sans parler, sans même bouger. Mais le temps passa, et la peur qu'Akim avait fait naître en lui par rapport aux problèmes avec la Confrérie ne faisait que croître. Il se décida, maintenant qu'il n'était plus son élève, peut-être qu'Akim allez être moins avare de paroles. Il tourna doucement la tête pour aviser son maître allongé à côté. Il comprit instantanément, et pourtant, il douta bien longtemps. Non pas parce qu'il y avait réellement à douter, mais car il refusait de l'accepter. Akim était immobile, les yeux fermés, sa poitrine ne se soulevait plus-... aucun souffle, même le plus infime ne sortait de sa bouche close. En silence Hanko se redressa, se penchant sur le corps inanimé du Maître Marchombre. Il resta là un long moment. Un visage de marbre, plus durcit, mais parfaitement calme-... et pourtant-... une larme coula le long de sa joue avant de venir s'écraser sur la poitrine inerte du Marchombre. Il se pencha sur le corps de son défunt maître pour déposer son propre front contre le torse de ce dernier, les poings serrés, la gorge également, il vint croiser les mains de son mentor, fermant également les yeux de ce dernier. Une légère entaille marquait la main d'Akim-... très fine-... mais assez large néanmoins pour laisser un poison mortel s'y infiltrer. Il s'écarta doucement du corps, on aurait pu croire à un marchombre sommeillant. Paisible, et plus harmonieux qu'il ne l'avait jamais été. Ce soir là, Akim Na'Win, l'un des plus grands Maître que la confrérie n'ai jamais connue trouva le repos qu'il avait tant mérité. Plus tard dans la nuit, un cri mêlant rage; douleur; et désespoir; déchira le ciel nocturne, un jeune maître marchombre se tenait sur les hauteurs des montagnes qui dominaient Hurlevent. Debout, sur l'un des sommets, il contemplait pensif les restes de braises et de cendre qui se tenaient devant lui, lentement balayées par le vent nocturne. Un souffle, un murmure passa entre les lèvres d'Hanko.

"Il est temps pour vous de commencer un nouveau voyage-... Maître."

La Chute de la Confrérie Modifier

Akim avait été assassiné, c'était une certitude pour Hanko. Empoisonné, certainement pendant qu'il passait sa dernière épreuve. Mais il ne comprenait toujours pas comment étais-ce possible que son mentor n'est rien remarqué. C'était bel et bien une entaille par laquelle le poison avait atteint le sang d'Akim, et pourtant il semblait l'avoir ignoré. Résoudre cet énigme ainsi était impossible, une seule solution s'offrait à lui. Trouver l'assassin. Il était désormais un Maître, il était libre d'agir, et c'est ce qu'il fit en s’élançant donc sur les traces de ce meurtrier. Il n'avait pour le moment qu'une seule piste. L'inquiétude qu'alimentait son Maître vis à vis de la Confrérie, et ce depuis leurs arrivée à Hurlevent, quelques jours plutôt. Le lendemain matin Hanko arrivait dans les salles de la Confrérie, l'atmosphère était pesante, beaucoup ne parlait pas, quelques groupes isolés murmurés dans leurs coins. Et aucunes traces du conseil. Malgré sa réputation auprès de la guilde, Hanko n'avait tissé que très peu de liens avec les autres membres, mise à part Emma et Akim. Tandis qu'il arpentait avec calme et fluidité l'un des couloir, tâchant de ne rien laisser paraître. Mais une main l'agrippa bientôt pour le tirer sur le côté. En temps normal il se serait défait de l'étreinte de cette main inconnue avant d'aviser ce qu'il se passait. Mais en vue des circonstances, c'est un instinct beaucoup plus froid auquel il se laissa aller. Il n'y avait aucunes raisons pour l'aborder ainsi, mise à part pour le tuer. Aussitôt la main l'effleura qu'il se retourna à une vitesse folle, dégageant le bras qui le tenait d'une main, une dague jaillissant dans l'autre il vint coller la lame au cou de son agresseur, tenant fermement le poignet de ce dernier pour bloquer tout contre coup. Mais il reconnu aussitôt ce visage, et après quelques instants de silence dans lequel ils se contemplèrent dans les yeux, il relâcha le marchombre. Avant de s'adosser au mur dans l'ombre à ses côtés. Jilano, Maître d'Emma.

"Je n'en attendais pas moins du brillant élève d'Akim."

"Où est Emma ?"

"En, sécurité, mais je dois parler à ton maître."

"Akim est mort dans la nuit, empoisonné."

Le silence se fit aussitôt. Ils parlaient à voix basse, avisant calmement et sans aucunes méfiances les Marchombres qui passaient. Il ne fallait rien laisser paraître. Hanko en avait désormais la conviction depuis son arrivé dans le domaine. La Confrérie avait un problème-... et certainement un assassin également. Bien que ce n'était encore qu'une piste, c'était la seule valable pour Hanko, si Akim c'était laissé surprendre, c'est qu'il avait confiance en son assassin.

La Pandarie Modifier

Une Nouvelle Confrérie Modifier

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​L'Ordre de l'ArcaneusModifier

Un Nouveau départ Modifier